BL!NDMAN Akenkaai 2, B-1000 Brussels +32 (0)2 201 59 47
 
 

line-up

eric sleichim > direction artistique et arrangements

BL!NDMAN [sax]
koen maas > sax soprano
pieter pellens > sax alto
piet rebel > sax ténor
raf minten > sax baryton
eric sleichim > tubax et électronique

32 FOOT / The Organ of Bach est une production de BL!NDMAN en co-production avec Festival Oude Muziek Utrecht et deSingel et en collaboration avec KlaraFestival et Flagey.

BL!NDMAN bénéficie du soutien de l’Administration pour les Arts du Ministère de la Communauté flamande, ainsi que de la Commission flamande de la Région de Bruxelles-Capitale. BL!NDMAN [sax] joue instruments de Selmer Paris. Muremo, distributeur de Bergerault, soutient BL!NDMAN [drums].

32 FOOT / the Organ of Bach

4 saxophones et un tubax jouent les plus grandes et incontournables oeuvres pour orgues de J.S. Bach

Le programme 32 PIEDS / l’Orgue de Bach propose des arrangements de monumentales oeuvres pour orgue de Johann Sebastian Bach. Les différentes voix de l’orgue sont si bien réparties entre les tessitures des sax qu’elles offrent une coloration inédite. Eric Sleichim introduit ici le tubax, un saxophone contrebasse qui reproduit les notes les plus graves de l’orgue (tuyaux de 32 pieds). Avec le tubax dans ses rangs, BL!NDMAN [sax] se démarque du quatuor classique de saxophones. Eric Sleichim a écrit ces transcriptions pour son quatuor et ce nouvel instrument Tubax lui donnant ainsi l’occasion de remonter sur scène, ce qu’il n’avait pas fait depuis plusieurs années.
Avec les saxophones, le tubax, associés à un travail subtil sur l’électronique, BL!NDMAN sonne comme un orgue humain animé d’un seul souffle.

programme

J.S. Bach / Arr. E. Sleichim
BWV 598: Pedal-exercitium en sol mineur
BWV 582: Passacaille & Fugue en do mineur
BWV 648: Chorale: Meine Seele
BWV 583: Trio en ré mineur
BWV 564: Toccata en do majeur
I. Toccata
II. Adagio
III. Fugue

Pause

P. Bartholomée: Ricercar

J.S. Bach / Arr. E. Sleichim
BWV 535: Prélude & Fugue en sol mineur
BWV 596: Concerto en ré mineur ‘nach Vivaldi’
I. Allegro- Grave – Fugue
II. Largo e spiccato
III. Allegro

Durée totale : 75’

Résonances contemporaines pour un passé musical

La façon dont BL!NDMAN aborde la musique ancienne avec une instrumentation moderne vise bien plutôt une transformation innovatrice qu’une imitation exacte. Tout au cours des vingt dernières années, BL!NDMAN s’est sans cesse engagé dans la quête de sonorités de saxophone susceptibles de donner une nouvelle lumière sur la musique ancienne. Dès lors, une grande importance est accordée au timbre et à la manière dont celui-ci peut être consciemment influencé par le corps entier y compris par les cordes vocales.

A l’époque de Bach, l’orgue faisait en quelque sorte office d’un grand synthétiseur et était au vu de toutes ses couleurs et de ses possibilités, le ‘Roi des instruments’.
Pour interpréter la musique polyphonique, l’organiste rend le tissu des différentes voix parfaitement transparent grâce à l’utilisation de divers registres et de plusieurs claviers. Cette différenciation s’obtient dans notre quatuor par le spectre très spécifique de chacun de saxophones – le soprano, l’alto, le ténor et le baryton.
Lors de la transcription d’oeuvres pour orgue, on se trouve constamment confronté à des lignes mélodiques dont les notes les plus aigues ou les plus graves sont hors de portée des saxophones individuels. Un jeu passionnant de questions et réponses naît alors par la transmission presque imperceptible de motifs et de mélodies, un peu comme s’il s’agissait d’un relais musical. L’instrumentation suit pas à pas la structure de la musique, comme le jeu de sujets, de contre-sujets et de passages de transition dans les fugues, ou la technique de variation dans la Passacaille.

En étudiant l’oeuvre pour orgue de Bach, j’ai été frappé par le fait qu’il ne prescrit que très rarement l’un ou l’autre timbre ou registre spécifique. Dans une seule partition seulement, Bach mentionne explicitement le registre pédalier très grave de 32 pieds : il s’agit de sa propre transcription pour orgue du Concerto en ré mineur de Vivaldi, une véritable merveille dans laquelle il réunit la richesse majestueuse de l’orgue avec la virtuosité instrumentale pétillante de Vivaldi.

Les passages sur pédalier, destinés aux tuyaux les plus longs – les 16 et 32 pieds, sont interprétés ici sur le tubax (un nouvel instrument du XXIe siècle, comparable au saxophone contrebasse). L’oeuvre en ouverture, Pedal-exercitium BWV 598, est un solo dont il n’a été conservé qu’un extrait de 33 mesures, destiné uniquement à l’entraînement du jeu de pédales de l’organiste en formation. Outre ses dix doigts dont il peut jouer jusqu’à trois ou quatre claviers, l’organiste se sert en effet aussi de ses deux pieds.

Tandis que l’importance de cet exercice de pieds se situe dans l’aspect technique, la célèbre Passacaille en do mineur BWV 582 fait déjà partie de la catégorie ‘ars est celare artem’ (l’art consiste à cacher l’art). Si on perçoit clairement la pédale dans une mélodie toute simple de huit mesures au début, Bach s’efforce dans le déploiement ultérieur de bien dissimuler le fait que ce sont précisément ces quelques notes toutes simples qui constituent les fondations sur lesquelles s’appuie l’édifice majestueux. Cette passacaille fait partie du sommet de l’art de la variation de Bach.

L’oeuvre pour orgue de Bach est d’une richesse inépuisable en genres, formes et styles, même au sein d’une seule et même composition comme en témoigne si bien la Toccata, adagio et fugue BWV 564. Alors qu’elles avaient jadis vu le jour à Venise comme une sorte d’improvisation libre ayant surtout pour but de détendre les doigts tout en impressionnant l’auditeur par un jeu de passages très rapides, les toccatas sont devenues chez Bach des oeuvres monumentales, parfois en plusieurs parties qui se voient plus d’une fois couronnées par une fugue. Cette toccata-ci se décompose en trois parties dont seule la première partie rhapsodique est une véritable toccata à laquelle Bach ajoute un adagio et une fugue.

Il va de soi que l’orgue est étroitement associé à la musique d’église. Cependant, en s’inspirant notamment de la nouvelle musique italienne, en particulier de celle de Vivaldi, Bach a ouvert certaines formes de musique profane aux organistes. Ainsi le Concerto en ré mineur BWV 596 est-il une composition pour orgue seul, modelée d’après l’exemple des concertos pour violons de Vivaldi. Avec deux interruptions lentes mais très brèves – un grave de trois mesures et un largo de vingt-trois mesures – cette oeuvre en cinq parties concentre surtout sa substance dans la partie du milieu (une fugue) et le final. Ce n’est sans doute pas par hasard que Bach a choisi entre autres un concerto avec fugue, plutôt rare chez Vivaldi.

Le superbe adagio du Trio BWV 583 a également un caractère profane ; une ‘sonata da camera’ dans laquelle deux solistes se font accompagner par la basse continue (ici le saxophone baryton). Une belle combinaison de l’aspect chantant italien avec un solide contrepoint.

Le Prélude et fugue BWV 535, une oeuvre de jeunesse revue ultérieurement, contient des traces manifestes d’une tradition héritée de Buxtehude.

Eric Sleichim, juillet 2013

calendrier

11.02.2018
ST-OMER (F)
16.03.2018
NANTES (F) - le lieu unique
17.03.2018
TORHOUT - cc brouckère
17.05.2018
BREST (F)
18.05.2018
VELIZY (FR) - L'ONDE

32 FOOT / the Organ of Bach a été joué entre autres à :

2017
CHARLEROI - PBA
QUIMPER (FR) - Festival Sonik - Théâtre de Cornouaille
OULLINS (FR) - Théâtre de la Renaissance
BOURGOIN-JALLIEU (FR) - Théätre de Bourgoin-Jallieu
ROUEN (F)
2016
WARSAW - Warsaw Philharmonic
DILBEEK - cc Westrand
DRONGEN - Muziek in de Kleurfabriek
OOSTENDE - TAZ
ESSEN (D) - RUHR Triënnale
DORDRECHT - Villa Augustus
KOKSIJDE - cc Casino
2015
GENT - HoGent
SINT-AGATHA-BERCHEM
RIGA (LV)
MORAVSKY KRUMLOV (CZ) - Concentus Moraviae
PREDKLASTERI (CZ) - Concentus Moraviae
SAINTES (F) Festival de Saintes - abbatiale
ZWEVEGEM - Kerk van Sint-Denijs
FOLIGNO (IT) - Amici della Musica
2014
KNOKKE - Sint-Vincentiuskerk Ramskapelle (org. cc scharpoord)
MALLE - Festival der Voorkempen
KORTRIJK - Festival van Vlaanderen Kortrijk
Kerkrade (NL)
Jardins d'Annevoie (Festival Eté Mosan)
BORNEM - Festival Walter Boeykens
GRONINGEN (NL) - Der Aa-kerk
GEEL - Musica Divina
EKEREN - Kerk Sint-Mariaburg
MENEN - St-Vedastuskerk
BRUSSEL / BRUXELLES - Koninklijk Paleis / Palais Royal
PEER
LIEGE Philharmonie
2013
BRUGGE - O.L.V.- ter-Potterie
SINT-TRUIDEN - Academiezaal
AMSTERDAM (NL) - Muziekgebouw aan 't IJ
GENT - Handelsbeurs
GENT - Handelsbeurs - 'KRAAKPAND'
BEIGEM - Onze-Lieve-Vrouwekerk (org. CC Strombeek)
AALST - Sint-Martinuskerk (org CC De Werf)
NÜRNBERG (D) - Germanisches Nationalmuseum
RONSE - St. Hermeskerk (org. Cultuurdienst Ronse)
HASSELT- cc Hasselt
LEUVEN - 30 CC
LOMMEL- cc Adelberg
ROESELAERE - Sint-Michielskerk - org. CC De Spil
SINT-NIKLAAS - cc St-Niklaas
LEIDEN (NL) - Stadspodia
ANTWERPEN - Amuz
TONGEREN - cc velinx
DENDERMONDE - cc belgica
GENK - C-Mine
HERENTALS - Cultuurcentrum
2012
OOSTENDE - Vrijstaat O.
POTSDAM (D) - Musikfestspiele Sanssouci
UTRECHT (NL) - Domkerk (org.: Festival Oude Muziek)
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18-19 Sainctelettesquare
B-1000 Bruxelles, Belgique
+32 2 201 59 47

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management:   M +32 485 30 98 01
coordination technique et régie de son:   M +32 485 53 68 16
chargée de production:   M +32 498 54 96 81

BL!NDMAN bénéficie du soutien de l’Administration pour les Arts du Ministère de la Communauté flamande, ainsi que de la Commission flamande de la Région de Bruxelles-Capitale. BL!NDMAN [sax] joue instruments de Selmer Paris. Muremo, distributeur de Bergerault, soutient BL!NDMAN [drums].