BL!NDMAN Akenkaai 2, B-1000 Brussels +32 (0)2 201 59 47

32 FOOT / The Organ of Bach

cd

Klara / Warner Classics 5099944426927

L’oeuvre monumental pour orgue de Bach sur 4 saxophones et 1 tubax

tracklist

BWV 598: Pedal-exercitium en G mineur
BWV 582: Passacaglia en C mineur (Passacaglia / Fugue)
BWV 583: Trio en D mineur
BWV 564; Toccata en C majeur (Toccata – Adagio – Fugue)
BWV 535: Prelude & Fugue en G majeur
BWV 546: Prelude en C mineur
BWV 596 Concerto en D mineur nach Vivaldi (Allegro – Grave – Fugue – Largo e spiccato – Finale)
BWV 578: Fugue en G mineur
BWV 644: Choral d’Orgue ‘Ach wie nichtig, ach wie flüchtig’

Résonances contemporaines pour un passé musical

La façon dont BL!NDMAN aborde la musique ancienne avec une instrumentation moderne vise bien
plutôt une transformation innovatrice qu’une imitation exacte.
Tout au cours des vingt dernières années, BL!NDMAN s’est sans cesse engagé dans la quête de sonorités de saxophone susceptibles de donner une nouvelle lumière sur la musique ancienne. Dès lors, une grande importance est accordée au timbre et à la manière dont celui-ci peut être consciemment influencé par le corps entier y compris par les cordes vocales.

A l’époque de Bach, l’orgue faisait en quelque sorte office d’un grand synthétiseur et était au vu de toutes
ses couleurs et de ses possibilités, le ‘Roi des instruments’.

Pour interpréter la musique polyphonique, l’organiste rend le tissu des différentes voix parfaitement transparent grâce à l’utilisation de divers registres et de plusieurs claviers. Cette différenciation s’obtient dans notre quatuor par le spectre très spécifique de chacun de saxophones – le soprano, l’alto, le ténor et le baryton.

Lors de la transcription d’oeuvres pour orgue, on se trouve constamment confronté à des lignes mélodiques dont les notes les plus aigues ou les plus graves sont hors de portée des saxophones individuels. Un jeu passionnant de questions et réponses naît alors par la transmission presque imperceptible de motifs et de mélodies, un peu comme s’il s’agissait d’un relais musical. L’instrumentation suit pas à pas la structure de la musique, comme le jeu de sujets, de contre-sujets et de passages de transition dans les fugues, ou la technique de variation dans la Passacaille.

En étudiant l’oeuvre pour orgue de Bach, j’ai été frappé par le fait qu’il ne prescrit que très rarement l’un ou l’autre timbre ou registre spécifique. Dans une seule partition seulement, Bach mentionne explicitement le registre pédalier très grave de 32 pieds : il s’agit de sa propre transcription pour orgue du Concerto en ré mineur de Vivaldi, une véritable merveille dans laquelle il réunit la richesse majestueuse de l’orgue avec la virtuosité instrumentale pétillante de Vivaldi.

Les passages sur pédalier, destinés aux tuyaux les plus longs – les 16 et 32 pieds, sont interprétés ici sur
le tubax (un nouvel instrument du XXIe siècle, comparable au saxophone contre-basse).

L’oeuvre en ouverture, Pedal-exercitium BWV 598, est un solo dont il n’a été conservé qu’un extrait de
33 mesures, destiné uniquement à l’entraînement du jeu de pédales de l’organiste en formation. Outre ses dix doigts dont il peut jouer jusqu’à trois ou quatre claviers, l’organiste se sert en effet aussi de ses
deux pieds. Tandis que l’importance de cet exercice de pieds se situe dans l’aspect technique, la célèbre
Passacaille en do mineur BWV 582 fait déjà partie de la catégorie ‘ars est celare artem’ (l’art consiste à cacher l’art). Si on perçoit clairement la pédale dans une mélodie toute simple de huit mesures au début, Bach s’efforce dans le déploiement ultérieur de bien dissimuler le fait que ce sont précisément ces quelques notes toutes simples qui constituent les fondations sur lesquelles s’appuie l’édifice majestueux. Cette passacaille fait partie du sommet de l’art de la variation de Bach.

L’oeuvre pour orgue de Bach est d’une richesse inépuisable en genres, formes et styles, même au sein
d’une seule et même composition comme en témoigne si bien la Toccata, adagio et fugue BWV 564.
Alors qu’elles avaient jadis vu le jour à Venise comme une sorte d’improvisation libre ayant surtout pour but de détendre les doigts tout en impressionnant l’auditeur par un jeu de passages très rapides, les toccatas sont devenues chez Bach des oeuvres monumentales, parfois en plusieurs parties qui se voient plus d’une fois couronnées par une fugue. Cette toccata-ci se décompose en trois parties dont seule la première partie rhapsodique est une véritable toccata à laquelle Bach ajoute un adagio et une fugue.

Il va de soi que l’orgue est étroitement associé à la musique d’église. Cependant, en s’inspirant notamment de la nouvelle musique italienne, en particulier de celle de Vivaldi, Bach a ouvert certaines formes de musique profane aux organistes. Ainsi le Concerto en ré mineur BWV 596 est-il une composition pour orgue seul, modelée d’après l’exemple des concertos pour violons de Vivaldi. Avec deux interruptions lentes mais très brèves – un grave de trois mesures et un largo de vingt-trois mesures – cette oeuvre en cinq parties concentre surtout sa substance dans la partie du milieu (une fugue) et le final. Ce n’est sans doute pas par hasard que Bach a choisi entre autres un concerto avec fugue, plutôt rare chez Vivaldi.

Le superbe adagio du Trio BWV 583 a également un caractère profane ; une ‘sonata da camera’ dans laquelle deux solistes se font accompagner par la basse continue (ici le saxophone baryton). Une belle combinaison de l’aspect chantant italien avec un solide contrepoint.

Ce qui frappe dans le Prélude BWV 546 est la récurrence de la ritournelle solennelle en alternance avec
des triolets dans un style fugué alors que le Prélude et fugue BWV 535, une oeuvre de jeunesse revue ultérieurement, contient des traces manifestes d’une tradition héritée de Buxtehude.

Mais une fugue ne doit pas inévitablement passer pour une forme rigoureusement mathématique. Je
n’en veux pour exemple que la Fugue BWV 578, une des premières grandes fugues pour orgue de Bach,
également connue sous l’appellation ‘Petite Fugue’, qui a connu depuis de nombreuses transcriptions.

credits

BL!NDMAN [sax]
saxophone soprano: Koen Maas
saxophone alto: Roeland Vanhoorne (saxophone soprano en 10-14)
saxophone ténor: Piet Rebel
saxophone baryton: Raf Minten
tubax: Eric Sleichim

direction artistique et arrangements: Eric Sleichim

32 FOOT / the Organ of Bach est une co-production de BL!NDMAN, Klara & deSingel.

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32 FOOT / The Organ of Bach

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BL!NDMAN bénéficie du soutien de l’Administration pour les Arts du Ministère de la Communauté flamande, ainsi que de la Commission flamande de la Région de Bruxelles-Capitale. BL!NDMAN [sax] joue instruments de Selmer Paris. Muremo, distributeur de Bergerault, soutient BL!NDMAN [drums].